Alerte verglas : le service hivernal au Luxembourg
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Lorsque tu dors encore profondément la nuit, les femmes et les hommes du service de déneigement entrent en action. Ils partent avec de gros véhicules alors qu’il fait encore froid et nuit dehors. Ils déblayent la neige des routes et répandent du sel. Ainsi, les voitures, les bus et les camions peuvent circuler en toute sécurité le matin, tout comme les personnes qui s’y trouvent !
En hiver, il peut tomber de la neige dense et parfois, de la glace invisible se forme. Conduire devient alors difficile et dangereux. Bien sûr, il n’est pas possible de simplement rester chez soi. Beaucoup de gens doivent se rendre tôt au travail et beaucoup d’élèves doivent aller à l’école.

Au Luxembourg, plusieurs organismes se partagent la tâche d’assurer la sécurité routière. L’administration des ponts et chaussées, également appelée « Ponts et Chaussées », s’occupe des routes nationales. Cela comprend les autoroutes, les routes nationales et les « chemins repris » (CR). Tu peux reconnaître le type de route grâce à l’abréviation : « A » pour les autoroutes, « N » pour les routes nationales et « CR » pour les autres routes dont s’occupe l’État. Les Ponts et Chaussées sont responsables d’un réseau routier d’environ 3 000 kilomètres. Les différentes communes s’occupent quant à elles des routes locales. Elles déneigent et salent souvent les places, les arrêts de bus et certaines pistes cyclables et chemins piétonniers.
Voici comment les équipes se préparent

Le service hivernal n’attend pas les premières neiges. Les équipes des Ponts et Chaussées vérifient leurs véhicules et leurs équipements à l’avance. Elles effectuent également des essais pour s’assurer que les épandeuses et les chasse-neige fonctionnent correctement. Ces essais ont lieu fin novembre.
De plus, les réserves de sel sont réapprovisionnées. Au début de la saison, 20.000 tonnes de sel sont stockées dans de grands hangars. Au cours d’un hiver moyen, environ 17.000 tonnes de sel sont épandues au Luxembourg. Cette quantité peut varier en fonction des conditions météorologiques. Les réserves sont réapprovisionnées si l’hiver se prolonge.
Quand est-ce que ça commence ?
Le verglas ne se forme pas seulement en cas de neige, mais aussi lorsque l’air est humide et que les températures baissent. C’est pourquoi les hommes et les femmes du service hivernal ne se contentent pas de regarder les chiffres des prévisions météorologiques. Ils tiennent également compte de l’humidité, des précipitations et de la température de la route.

En cas de danger, les interventions commencent souvent au milieu de la nuit. Environ 300 véhicules et 400 personnes sont prêts à intervenir en cas d’urgence. Les véhicules de salage partent entre deux et quatre heures du matin. Ils essaient de dégager les routes les plus importantes avant que les gens ne se mettent en route le matin. En cas de chutes de neige ou de verglas extrême, ils interviennent également pendant la journée.
On commence par les autoroutes et autres routes principales. Viennent ensuite les autres routes nationales importantes. En cas de fortes chutes de neige ou de gel persistant, les équipes ont besoin de temps. Personne ne peut garantir que toutes les routes seront immédiatement dégagées.
Lors de l’épandage, les équipes doivent épandre autant que nécessaire, mais aussi peu que possible. Les véhicules d’épandage modernes permettent de régler la quantité avec précision.

On n’utilise pas uniquement du sel sec. Le sel est souvent mélangé à de la saumure, c’est-à-dire à de l’eau salée. La saumure adhère bien à l’asphalte. Elle agit souvent plus rapidement car elle se répartit immédiatement. Les pneus des véhicules enfoncent davantage la saumure dans la surface.
Pourquoi le sel est-il bénéfique ?

Le sel modifie le comportement de l’eau : il empêche l’eau de geler aussi rapidement. Lorsque le sel entre en contact avec la glace ou la neige, il se forme un mélange salé. Ce mélange fait fondre la glace et empêche souvent la formation d’une nouvelle couche de glace. La route reste donc humide, mais elle n’est plus aussi glissante. Le sel n’est toutefois pas une solution miracle. Lorsque la chaussée est très froide, même la saumure peut regeler. Les équipes doivent alors adapter leur stratégie et épandre ou déblayer plus souvent.
Existe-t-il des alternatives au sel ?
Beaucoup de gens souhaitent que l’on utilise moins de sel en hiver. Le sel peut nuire aux plantes, aux sols et aux eaux. Il existe en effet d’autres méthodes : le sable ou les gravillons peuvent rendre les surfaces glissantes plus rugueuses, mais ces matériaux ne font pas fondre la glace. Les gravillons peuvent également se retrouver dans les égouts et les boucher. C’est pourquoi le sel reste le moyen le plus important sur la plupart des routes. Néanmoins, les équipes essaient d’économiser le sel. Elles épandent de manière ciblée, mesurent avec précision et utilisent plus souvent de la saumure.
